Nous allons essayer de faire le point sur les différentes possibilités qui existent (ou qu’en tout cas, nous connaissons).
Les prêts bancaires
De nombreux établissements financiers disposent, dans leur gamme de produits, de prêts réservés aux jeunes bacheliers qui s’engagent dans le supérieur.
Il est ainsi possible d’emprunter des sommes de 800 à 30.000 € en fonction des besoins, de sa situation, de la banque, pour une durée de 10 ans maximum à des taux s’échelonnant de 3,90 à 6 % plus assurance à des taux variables s’appliquant tantôt sur le capital restant dû, tantôt sur le capital emprunté ou autres formules (pour mieux mesurer les incidences, demandez le montant des mensualités assurance incluse).
La mise en place d’un prêt nécessite l’ouverture d’un compte, ce qui laisse entrevoir un potentiel de gains. Mais, dans le cas des étudiants, les banquiers ne peuvent que parier sur une clientèle à l’avenir prometteur, les travailleurs de demain (mais ce ne sont pas n’importe lesquels…).
En effet, autre critère, pour les taux consentis : le profil de l’emprunteur. Les banquiers (en majorité) font une distinction entre les élèves des « grandes écoles »… et les autres étudiants, ce qui se traduit par un taux préférentiel pour les premiers.
Bien sûr, un taux bas n’entraîne pas des gains élevés pour l’établissement financier, mais le banquier compte bien sur la période de prêt pour sensibiliser et fidéliser par la suite l’étudiant devenu salarié. Attention car, suivant la formule adoptée pour le prêt, le gain pour le prêteur et, par conséquent, le coût pour l’emprunteur peut être plus substantiel qu’on ne le croit.
Le différé ou la franchise coûteuse
Le prêt réservé à l’étudiant comporte une spécificité, le remboursement peut être différé pendant un certain délai appelé période de franchise. Le différé convient aux étudiants qui ne disposent pas de revenus et, selon la situation financière, il sera soit total, soit partiel.
• Le différé total
En optant pour le différé total, il n’y a rien à régler pendant la période de franchise, sauf l’assurance. Le remboursement du capital et des intérêts démarre une fois le délai écoulé. S’il n’est pas possible d’opérer autrement, cette solution peut être envisagée… mais c’est la formule la plus onéreuse. En effet, au capital emprunté et aux intérêts liés à ce capital viennent se greffer les intérêts correspondant à la période de franchise (sans oublier l’assurance).
Il est possible de réaliser quelques économies avec la mise à disposition de fonds. Le remboursement s’opère à partir des fonds empruntés et cela revient plus cher de faire débloquer tout le capital au début du prêt que de fractionner la sortie de ce capital dans le temps. Ainsi, par exemple, il est plus avantageux de demander un prêt de 6.000 € sur quatre ans au taux de 6 % avec une mise à disposition de 1.500 € par an que de faire débloquer 6.000 € d’un coup.
Pour ne pas multiplier les frais de dossier, mieux vaut ne faire qu’un prêt avec déblocage progressif des fonds plutôt que de souscrire un nouveau prêt tous les ans.
Par ailleurs, pensez à déposer les fonds débloqués sur un produit permettant de les faire fructifier –en sécurité-et de les retirer facilement le moment venu.
Le différé partiel
Avec le différé partiel, les intérêts de la période de franchise se régularisent dès l’obtention du prêt. À l’issue de la période de franchise, il faut rembourser le capital d’emprunt avec les intérêts plus l’assurance. Cette formule est plus avantageuse que celle du différé total.
Évidemment, l’idéal, c’est la formule sans différé… à condition de disposer de moyens suffisants. Le remboursement du capital emprunté, avec intérêts et assurance, s’amorce dès la mise à disposition des fonds et, évidemment, cela revient moins cher.
Si les remboursements mensuels sont trop lourds, il est possible d’opter pour le prêt amortissable sur une plus longue période. Le coût grimpera avec la durée du prêt, mais sera moins élevé par rapport au différé.
Demandez au banquier d’effectuer des simulations, cela permettra de voir plus facilement ce qui convient le mieux… à l’emprunteur.
• Une mise à disposition des fonds plus intéressante