LA PEEP DE TRAPPES
                                     Association de Parents d'Elèves de l'Enseignement Public
Financer ses études

 

Les études supérieures sont synonymes de frais. Cela peut comprendre des études payantes (certaines écoles ont des frais de scolarité de 10.000 € par an), le logement -quand l’établissement est éloigné du domicile familial-, les transports -train, bus, métro…-, les livres, les photocopies…
Tout ceci fait que les parents ont parfois du mal à financer les études de leur enfant, d’autant plus encore quand l’étudiant est issu d’une famille nombreuse.


FINANCER SES ETUDES

Les études supérieures sont synonymes de frais. Cela peut comprendre des études payantes (certaines écoles ont des frais de scolarité de 10.000 € par an), le logement -quand l’établissement est éloigné du domicile familial-, les transports -train, bus, métro…-, les livres, les photocopies…
Tout ceci fait que les parents ont parfois du mal à financer les études de leur enfant, d’autant plus encore quand l’étudiant est issu d’une famille nombreuse.
Il est parfois possible d’obtenir une bourse du supérieur : un étudiant sur cinq bénéficie d’une aide, mais cette aide est bien souvent insuffisante, elle va de 0 à 3.800 € (dans le cas d’un troisième cycle par exemple). Pour vous renseigner sur les bourses du supérieur, vous pouvez contacter le C.R.O.U.S. de votre région et, auparavant, lire l’article qui y est consacré.
Il faut alors penser à d’autres possibilités pour financer ses études : petits boulots, prêts sur l’honneur, prêts de différentes fondations. Ce qui est un peu regrettable, c’est qu’il faut faire des démarches auprès de différents organismes et qu’il n’est pas possible de s’adresser à un seul pour déposer un dossier.


Financer ses études

 

Nous allons essayer de faire le point sur les différentes possibilités qui existent (ou qu’en tout cas, nous connaissons).

Les prêts bancaires

De nombreux établissements financiers disposent, dans leur gamme de produits, de prêts réservés aux jeunes bacheliers qui s’engagent dans le supérieur.
Il est ainsi possible d’emprunter des sommes de 800 à 30.000 € en fonction des besoins, de sa situation, de la banque, pour une durée de 10 ans maximum à des taux s’échelonnant de 3,90 à 6 % plus assurance à des taux variables s’appliquant tantôt sur le capital restant dû, tantôt sur le capital emprunté ou autres formules (pour mieux mesurer les incidences, demandez le montant des mensualités assurance incluse).
La mise en place d’un prêt nécessite l’ouverture d’un compte, ce qui laisse entrevoir un potentiel de gains. Mais, dans le cas des étudiants, les banquiers ne peuvent que parier sur une clientèle à l’avenir prometteur, les travailleurs de demain (mais ce ne sont pas n’importe lesquels…).


En effet, autre critère, pour les taux consentis : le profil de l’emprunteur. Les banquiers (en majorité) font une distinction entre les élèves des « grandes écoles »… et les autres étudiants, ce qui se traduit par un taux préférentiel pour les premiers.
Bien sûr, un taux bas n’entraîne pas des gains élevés pour l’établissement financier, mais le banquier compte bien sur la période de prêt pour sensibiliser et fidéliser par la suite l’étudiant devenu salarié. Attention car, suivant la formule adoptée pour le prêt, le gain pour le prêteur et, par conséquent, le coût pour l’emprunteur peut être plus substantiel qu’on ne le croit.

Le différé ou la franchise coûteuse

Le prêt réservé à l’étudiant comporte une spécificité, le remboursement peut être différé pendant un certain délai appelé période de franchise. Le différé convient aux étudiants qui ne disposent pas de revenus et, selon la situation financière, il sera soit total, soit partiel.
• Le différé total
En optant pour le différé total, il n’y a rien à régler pendant la période de franchise, sauf l’assurance. Le remboursement du capital et des intérêts démarre une fois le délai écoulé. S’il n’est pas possible d’opérer autrement, cette solution peut être envisagée… mais c’est la formule la plus onéreuse. En effet, au capital emprunté et aux intérêts liés à ce capital viennent se greffer les intérêts correspondant à la période de franchise (sans oublier l’assurance).
  
Il est possible de réaliser quelques économies avec la mise à disposition de fonds. Le remboursement s’opère à partir des fonds empruntés et cela revient plus cher de faire débloquer tout le capital au début du prêt que de fractionner la sortie de ce capital dans le temps. Ainsi, par exemple, il est plus avantageux de demander un prêt de 6.000 € sur quatre ans au taux de 6 % avec une mise à disposition de 1.500 € par an que de faire débloquer 6.000 € d’un coup.
Pour ne pas multiplier les frais de dossier, mieux vaut ne faire qu’un prêt avec déblocage progressif des fonds plutôt que de souscrire un nouveau prêt tous les ans.
Par ailleurs, pensez à déposer les fonds débloqués sur un produit permettant de les faire fructifier –en sécurité-et de les retirer facilement le moment venu.

Le différé partiel
Avec le différé partiel, les intérêts de la période de franchise se régularisent dès l’obtention du prêt. À l’issue de la période de franchise, il faut rembourser le capital d’emprunt avec les intérêts plus l’assurance. Cette formule est plus avantageuse que celle du différé total.
Évidemment, l’idéal, c’est la formule sans différé… à condition de disposer de moyens suffisants. Le remboursement du capital emprunté, avec intérêts et assurance, s’amorce dès la mise à disposition des fonds et, évidemment, cela revient moins cher.
Si les remboursements mensuels sont trop lourds, il est possible d’opter pour le prêt amortissable sur une plus longue période. Le coût grimpera avec la durée du prêt, mais sera moins élevé par rapport au différé.
Demandez au banquier d’effectuer des simulations, cela permettra de voir plus facilement ce qui convient le mieux… à l’emprunteur.
• Une mise à disposition des fonds plus intéressante 


 • La caution
Les banques ne prêtent pas à la légère et il est très rare d’échapper à la caution. Il faut donc trouver quelqu’un pour se porter garant des remboursements pour le cas où les échéances ne pourraient plus être réglées. Pour celui qui ne dispose d’aucun parent en mesure de lui rendre ce service ou qui veut se débrouiller seul, la Caisse d’Épargne propose les services d’une filiale… qui sont loin d’être gratuits et sont assortis de conditions.

• Le remboursement anticipé 
La situation financière d’un étudiant peut évoluer au cours du prêt grâce, par exemple, à un travail intéressant ou un petit héritage qui peut le conduire à envisager un remboursement anticipé.
Pour un prêt inférieur à 21.500 €, il est possible de mettre fin à sa dette n’importe quand, sans pénalité et sans indemnités. Pour un emprunt égal ou supérieur à 21.500 €, vérifiez que le contrat ne comporte pas de pénalités de remboursement; si oui, essayez de négocier. Il faut se reporter aux clauses relatives au remboursement anticipé : en principe, il doit cadrer avec une échéance, prévenez votre banquier (préavis d’un mois), renseignez-vous sur le délai maximum pouvant s’écouler entre votre demande de remboursement et l’envoi du décompte qui vous permettra de vous libérer car, entre temps, les intérêts galopent toujours. Ne perdez pas de temps, considérez votre propre intérêt.

D’autres aides ou
prêts 


•Les prêts d’honneur
Versés en une fois et remboursables sans intérêts dix ans après la fin des études, ils s’adressent généralement à des étudiants en fin d’études de nationalité française et non boursiers. Se renseigner auprès du C.R.O.U.S.

•Les bourses
provenant de legs : (Dobry-Baratz, Lowy, Figaro…) ou de fondations (Giveka) sont attribuées par les C.R.O.U.S. et elles doivent correspondre aux conditions fixées par les légataires.

• Il permet d’attribuer des aides ponctuelles sous forme de prêts (sur bourse) ou de dons aux étudiants momentanément en difficultés financières. S’adresser aux assistantes sociales du C.R.O.U.S. : une commission se prononcera après étude du cas.

• Les bourses des autres ministères : Certains ministères (ministère de la Culture, ministère de la Jeunesse et des Sports, ministère de l’Agriculture et de la Pêche…) accordent des aides aux étudiants. Se renseigner directement auprès des ministères concernés.
• Les aides des Collectivités territoriales : Conseils généraux ou régionaux accordent des bourses ou allocations d’études selon des conditions et modalités d’attribution variables. Fréquemment, ces aides ne sont pas cumulables avec une bourse d’État. Contactez directement ces collectivités. Le R.M.E. (Revenu minimum étudiant) est proposé dans une vingtaine de communes et s’adresse aux étudiants disposant de revenus modestes et résidant depuis plus de trois ans dans la commune. Informez-vous auprès de votre mairie
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•Les fondations :
-La Fondation de France, 40, avenue Hoche, 75008 Paris, tél. 0144213100, accorde chaque année des prêts d’honneur à des personnes de 18 à 20 ans proposant un projet professionnel spécifique dans les domaines artistique ou social,
-La Fondation Georges-Besse, B.P. 3, 78142 Vélizy Cedex, tél. 0139263797, attribue des bourses aux moins de 30 ans préparant un diplôme d’ingénieur et rencontrant des difficultés financières
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Article de la Lettre des Parents
 
 



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