LA PEEP DE TRAPPES
                                     Association de Parents d'Elèves de l'Enseignement Public

 
 
Comment apprendre son cours sinon en sachant d’abord le prendre en notes? Mais avant de reporter par écrit, il faut savoir écouter. Être motivé et être disponible sont alors les qualités requises pour mener à bien cette entreprise, ainsi que des conseils concrets et prêts à l’usage. Les voici.
 


Savoir écouter? Cela peut faire sourire, ce n’est pas une activité aussi facile que percevoir des sons. L’écoute est active: c’est faire un effort intellectuel pour comprendre, sélectionner, organiser et intégrer l’information transmise par le professeur. L’écoute est un ensemble de comportements et d’habiletés qui mènent à la compréhension. Bien sûr, le charisme de l’enseignant facilite cette écoute, mais c’est d’abord notre aptitude, puis nos habiletés qui vont nous permettre de ne rien rater du cours.


L’écoute active

Votre enfant éprouve des difficultés à retenir ce que lui dit son professeur? Il est distrait? Dispensez-lui alors quelques idées frappées au coin du bon conseil. À commencer par sa place en classe. Évidence vite oubliée: l’élève doit se placer devant le professeur, afin de mieux entendre les professeurs, lire plus facilement les informations sur le tableau noir, être moins dispersé par les bruits parasites. Au fond de la classe, les élèves sont plus enclins à bavarder ou à se laisser emporter par leurs pensées. Ne vous placez-vous pas au premier rang lorsque vous allez voir une pièce de théâtre, pour mieux suivre les déplacements des comédiens, saisir l’intrigue, voir le décor?
On parle alors d’écoute active, voire d’écoute méthodique. Cette écoute doit stimuler la concentration, pas la dissiper. La prise de notes. L’élève est actif dans la prise de notes. Cette attitude favorise la concentration, donc l’écoute. Les signes non verbaux d’écoute. Il faut montrer que l’on écoute: on regarde son interlocuteur dans les yeux, on montre sa compréhension par des hochements de tête, un sourire, un doute par un regard interrogateur. L’écoute est littéralement physique: elle stimule le professeur autant que l’élève par des indices de compréhension, mais aussi de difficultés à suivre le cours. Poser des questions. Et lever la main, évidemment pour émettre son interrogation. C’est une réaction bien admise par les enseignants qui répondent tout de suite, ou qui proposent tout simplement d’y répondre plus tard. Mais il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre, de prendre le risque de se ridiculiser ou même de déranger le cours du professeur. La seule condition est de poser une question claire, précise et concise.

Les étapes du cours

Une bonne écoute suppose aussi une bonne préparation. C’est en discernant les différentes étapes du cours que l’élève facilitera l’écoute et la prise de notes. La présentation. Ce sont les salutations, les remarques d’ouverture, les commentaires sur les devoirs rendus, les informations générales sur le cours.
L’introduction. Il arrive que certains professeurs annoncent le plan du cours et fassent un résumé du dernier cours. Il faut en profiter pour noter les grandes lignes et les points à retenir et les inscrire en tête de page pour plus de clarté.
Le développement. Lors de cette tranche la plus longue du cours, il n’y a pas plus de six idées principales. À l’intérieur de cette trame seront développés les sous-titres, les exemples, les illustrations, les graphiques. Il faut donc garder la structure du cours et l’organisation des idées en tête. Les débuts de phrase du professeur: « il y a deux cas », « en premier lieu », « deux conséquences », « quatre étapes » sont précieuses pour la compréhension.
La conclusion. Certains enseignants résument le cours qui vient d’être développé. L’occasion est trop belle de faire le point de ses notes! Les dernières paroles ne sont pas forcément les moins importantes.


Auditif ou visuel?

 
Faut-il vraiment noter son cours pour le retenir? Certains pensent qu’il faut se concentrer sur l’écoute, plutôt que sur l’écriture. Oui, à condition d’avoir d’autres sources pour revenir aux informations, afin de pouvoir synthétiser, résumer, réviser. En revanche, cette attitude est à proscrire si l’exposé du professeur est la seule source de révision. Dans tous les cas, la prise de note est souvent indispensable: le taux d’oubli suite à un exposé oral est élevé et rapide. En plus, on retient mieux un cours qui a été pris en note que le contenu d’un livre qui contient les mêmes informations. Enfin, la prise de note constitue un exercice d’organisation de la matière: elle permet de faire ressortir les idées importantes.

Les bons outils

Sommes-nous capables de faire les deux – écouter et écrire – en même temps? Oui, si l’on en croit les méthodes existantes. Mais d’abord, il faut s’armer des bons outils: un cartable et des feuilles mobiles (la méthode sera déconseillée aux têtes en l’air qui perdent leurs affaires!). Pour les plus consciencieux, les feuilles mobiles vont permettre d’intercaler d’autres feuilles.
La mise en page. Il ne faut écrire que sur le recto des pages afin d’avoir sous les yeux l’intégralité du cours; puis utiliser une marge, créée avec une simple ligne verticale, qui servira à compléter le cours de notes, à extraire des mots-clés et hiérarchiser les idées. Il faut sauter une ligne ou deux après chaque idée traitée et utiliser des chiffres, des puces ou des lettres sous chaque idée principale. Il existe d’ailleurs une méthode très utilisée dans le monde anglo-saxon qui permet de prendre des notes de manière très efficace: la méthode de prise de note « Cornell » illustrée par une page divisée en quatre parties (1).
L’écriture. Il faut écrire de manière compréhensible et complète et faire un paragraphe par idée (pour arriver à se relire même plusieurs mois après!). Il faut ensuite discerner les idées principales pour comprendre le développement du cours. Les abréviations (voir l’encadré), à partir du lycée, sont pratiquement incontournables pour économiser du temps. Mais encore faut-il rester lisible après le cours! Constituez des codes pour les termes qui reviennent régulièrement. Préciser qu’il faut écrire lisiblement n’est pas superflu: recopier un cours est un exercice fastidieux et mécanique (on n’apprend pas): il faut dons faire l’effort d’écrire clairement dès le premier cours! Un remède contre l’oubli? Difficile à appliquer, mais tellement efficace: il faut revoir ses notes juste après le cours ou au plus tard le soir même. Relire ses notes, compléter certains termes, souligner, encadrer les idées sont une activité d’apprentissage à part entière. Et en effet, il n’y a plus qu’à apprendre! C’est-à-dire? Comprendre, réciter, réfléchir au contenu et le réviser à plusieurs reprises.
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(1) Pour en savoir plus : profjourde.wordpress .com/2007/04/19/une-methode-de-prise-de-notes.


Les abréviations: avec parcimonie et régularité

Les professeurs parlent parfois très vite. Même si les abréviations sont à utiliser avec parcimonie – sinon le cours n’est plus lisible – son usage régulier peut faciliter la prise de notes. Alors, abrégeons !

- ion : ° (ex : motivat°)
- ent : t
- aire : R :
- secondaire : 2R
- enne : N
- emme: m
- elle : L
- différent : = : différent
- entraîne : = >
- comment : ct
- certaines : crtn
- conséquence : csq
- c’est-à-dire : cad
- conclusion : ccl
- donc : dc
- droite : dte –
définition : def
- dans : ds
- double : dble, x2
- exemple : ex
- fonction : fct
- gauche : gche
- introduction : intro
- jamais : jms
- longtemps : lgtps
- même: m
- nous : ns
- nouveau : nvo
- nouvel(le) : nvl
- nouveaux : nvx
- par rapport : p/r
- problème : pb - pour : pr
- quelques : qqs
- quelque part : qqpt
- quelque chose : qqch
- quelqu’un : qqn
- remarque : rq, rmq
- si et seulement si : ssi
- sous ou sans : ss
- sont : st
- tout : tt
- temps : tps
- vous : vs




















Article de la lettre des parents.
 
 



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